La maintenance par la thermographie

En maintenance industrielle, une augmentation de la chaleur dans un système mécanique ou électrique est généralement un indicateur d’un dysfonctionnement de l’équipement.

En général, cette chaleur sera traduite en « température » permettant d’obtenir des données quantifiables.

Grâce à ces données un technicien pourra par la suite établir un entretien préventif permettant une surveillance continue d’un équipement industriel.

Les équipements de mesures comme les appareils d’analyses vibratoires, mégohmmètre, stéthoscope ont tous un point en commun, ce sont des appareils avec « contact » provoquant dans la majorité des cas un arrêt de l’appareil.

Afin de réduire les « arrêts de production » et maximiser les interventions d’entretiens, on recommandera l’utilisation d’une technologie « sans contact », c’est à dire l’infrarouge.

Les technologies les plus populaires sont le thermomètre et la caméra à technologie infrarouge.

 

Avantages de cette technologie

– Méthode d’inspection non destructive – aucun contact avec l’objet.

– Mesure sans contact – l’employé n’est exposé au danger.

– Mesure en temps réels – intervention rapide.

– Mesure multidimensionnelle – comparaison entre plusieurs objets sur la même image.

– Mesure sur un objet en mouvement

– Gain de temps – ne nécessite pas d’arrêt de production.

– Prédiction des défauts – prévient d’une surchauffe d’un objet.

 

Inconvénients:

– Coûts de l’équipement.

– Risque d’erreurs – nécessite un personnel qualifié.

 

 

Est-ce que la thermographie est fiable à 100%?

La réponses est non, évidemment le % dépendra des connaissances du technicien en fonction de la nature des composants.

Une expert en bâtiment utilisant la thermographie sur une machine industrielle, n’aura pas la même conclusion qu’un technicien de maintenance.

Malgré cela, il existe toujours un doute, pour cette raison le thermographe devra toujours confirmer son hypothèse avant de l’annoncé.

Selon la nature du travail, il pourra utiliser d’autres moyen pour confirmer cet hypothèse (analyse vibration, multimètres, démonter l’appareil, etc..).

 

Est-ce que la fiabilité de la mesure repose essentiellement sur la manipulation de l’appareil?

Non, l’expérience  dans le domaine concerné ainsi que l’approche analytique du technicien affecteront la fiabilité du résultat.

Un expert dans le résidentiel qui analyse une machine industriel, n’aura pas le même résultat d’analyse qu’un technicien en maintenance.

 

Peut-on se fier au rapport que l’on retrouve sur l’internet afin d’évaluer l’efficacité de la thermographie?

Ma réponse est oui et non. Mes recherches jusqu’à présent démontre qu’il faut avoir une certaine aisance en thermographie afin de comprendre la nature de l’intervention expliquée par l’auteur.

En général ces rapports sont spécifiques à un contexte donnée. Il est donc difficile de généraliser à partir de ces rapports.

Dernièrement j’ai lu un rapport impliquant le ministère du transport et l’université de Sherbrooke. Leurs travaux reposaient essentiellement l’efficacité de la thermographie à identifier la cause d’une fissure dans le béton armé et les nids d’abeille.

Leurs conclusions: La fiabilité de cette technique, dans le présent cas d’étude, est estimée être de l’ordre de 50 %.

Un néophythe dans le domaine de la thermographie, ce dira sûrement: À quoi bon utilisé un tel appareil quand moi-même j’ai l’option de me tromper une fois sur deux!

En lisant dans le rapport, vous remarquerez que les mesures ont été prises entre 8 et 17 heures. Le rapport n’indique pas si la dalle est plein soleil ou protéger (selon la photo elle semble protéger, mais je ne suis pas certain).

Comme les prises de mesures ont été prises sur une grande plage, elles seront nécessairement affecté par la température ambiante ainsi que la température du béton.

On indique dans le rapport: Lorsqu’un matériau est sollicité thermiquement (ex. réchauffement de façon naturelle par le soleil), la chaleur diffuse dans le matériau.

Cette notion est vrai, et par le fait même la plupart des normes sur la thermographie vous indiquerons que pour maximiser l’efficacité d’une image, les mesures doivent être prise quelques heures après le coucher du soleil.

On indique aussi le point d’alarme à 0,5ºC. Pour qu’une anomalie puisse être détectée par thermographie, le contraste de température entre les zones saines et la zone problématique doit être idéalement d’au moins 0,5 ºC.

Pour utilisée un point d’alarme aussi précis, il faut un appareil extrêmement efficace et un thermographe très expérimenté.

Ce qu’il faut comprendre de ce rapport, c’est que l’application de la thermographie est appliqué dans un contexte qu’on n’indique pas dans ce rapport.

On ne peut que conclure, que oui la thermographie est efficace à 50% dans ce contexte.

Mais de façon général pensez-vous que les fabricants en vendraient autant si son taux d’efficacité serait seulement à 50%?

 

Peut-on se fier à une image thermique pour indiquer un problème?

La réponse est non!

Capture d’écran 2020-04-06 à 06.30.15

Prenons par exemple l’image (FLIR) ci-dessus:

L’image démontre clairement que la température des disjoncteurs 1,2 et 6 est supérieure aux autres disjoncteurs du panneau de distribution.

Pour le moment, cet écart de température démontre seulement que leurs circuits supportent une charge en « fonction » c’est tout!

 

 

Article Richard Roy (Certification en thermographie I.T.C)

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